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Un déménagement c'est l’occasion de faire le tri dans ses affaires, de jeter ce qui ne sert plus, et parfois de trouver des trésors, des souvenirs, de vieilles coupures de journaux, de vieilles photos, …C’est l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis 1960, date à laquelle Maurice Guyomard devint président de la J.S.C., association créée en 1945, ayant pour but – selon l’article premier des statuts - le développement des forces physiques et morales de ses membres par la pratique de l’éducation physique et des sports, en particulier l’Athlétisme, et d’entretenir entre eux des relations d’amitié et de bonne camaraderie. Il dirigea alors les activités telles que l’athlétisme et le tennis de table jusqu’à la fin des années soixante et l’avènement du handball.
Le handball depuis les années 60
Sous l’impulsion d’un jeune prof d’anglais du C.E.G., Yves Le Diuzet, passionné de Handball et responsable de l’enseignement de l’E.P.S., un groupe de jeunes filles prometteuses s’était formé et obtenait rapidement d’excellents résultats sportifs. Désireuses de donner suite à leur pratique scolaire, elles décidèrent avec Yves Le Diuzet de proposer à Maurice Guyomard de créer l’activité Handball de la J.S.C. Et en 1971, en cours de saison Yves Le Diuzet engage donc une équipe cadette essentiellement composée de minimes en coupe du Finistère. Coup d’essai, Coup de maître puisque les filles remportent la coupe.

S’en suit une irrésistible ascension : en 1973, l’équipe joue en senior avec des juniors et des cadettes et termine championne de 1ere division départementale. En 76, elles accèdent à la N2. En parallèle, les filles continuent à avoir d’excellents résultats en sport scolaire et recrutent donc au lycée.
Une seule ombre au tableau : le club qui participe à l’essor du handball dans le nord Finistère n’a pas de salle. Après avoir joué quelque temps en extérieur,à l’emplacement de l’actuelle salle de tennis, les règlements, compte tenu du niveau de jeu, exigèrent la pratique du sport dans une salle. L’équipe première doit s’exiler à Cléder dans un premier temps, puis à Aurégan. Lors de la saison 1977-78, l’équipe échoue aux portes de la N1 après une saison devant 700 supporters en moyenne.
En 1978, Maurice Guyomard, adjoint au maire, obtint la création d’une salle au Kélenn. L’Histoire retiendra que l’idée aurait germée quelques années auparavant, après un match disputé sous une pluie battante où Chantal L’Hostis, la capitaine, s’excusa d’accueillir René Simon, le maire, avec une mise en plis qui partait à vau l’eau ! L’équipe resta en N2 jusqu’en 1984. Les filles ayant décidé de pouponner, l’équipe fut rétrogradée au plus bas niveau départemental. Entre temps, les garçons avaient pris le relais en accèdant en Excellence Régionale lors de la saison 83-84.
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Maurice Guyomard
En 1985, le club est frappé par la mort de Maurice Guyomard. Depuis 1960, il représentait l’âme du club, suivant ses équipes en déplacement, en étant également présent pour les matchs de jeunes. Facilement reconnaissable avec sa casquette, il aura marqué toute une génération de joueurs et de joueuses de cette époque, ainsi que de nombreux dirigeants de clubs. Il inculqua à Carantec un véritable esprit de club qui contribua à sa renommée. Les joueurs se battaient pour l’amour du maillot mais surtout pour lui. Il préférait le plaisir du jeu à la victoire à n’importe quel prix. Tous les joueurs étaient d’ailleurs unis par de solides liens d’amitié en dehors du terrain et c’est ce que Maurice Guyomard considérait comme le plus important. Même les équipes adverses saluaient l’hospitalité carantécoise. Les dirigeants allaient chercher les adversaires en gare de Morlaix, s’occupaient de leur restauration et les ramenaient à la gare.
Ce que beaucoup ignorent, c'est que Maurice Guyomard fut avant tout un footballeur dans sa jeunesse, notamment pendant sa période universitaire à Rennes.
Arrivé sur Carantec, il s'investit dans un premier temps dans l'athlétisme ; membre actif du Club Athlétique Morlaisien, il passera beaucoup de temps dans les stades, en tant que juge arbitre fédéral, chronométreur international ou encore starter à ses heures. Il accompagnera de nombreux athlètes morlaisiens ou bretons sur les stades français. Il contribuera pendant plusieurs années à l'organisation de la course "Saint-Pol - Morlaix".
Passionné par le sport, bénévole dans l'âme, il consacrera tous ses loisirs à l'athlétisme, au tennis de table, au handball, sans oublier d'aller le dimanche après-midi au stade de foot pour voir les matchs de l'ESC.

Le couple Guyomard aura consacré beaucoup de son temps au sport amateur puisque sa femme, de son côté, s'occupera pendant de longues années de gymnastique à Morlaix. Inutile de dire qu’ils transmettront le virus du sport à leurs enfants.
Le handball est l’école de la vie, Maurice Guyomard aura été un excellent professeur pour une génération de Carantécois.
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